« La Terre nous donne tout ce dont nous avons besoin pour vivre. Grâce à elle, on a des animaux, des plantes, des arbres et de l’eau pour vivre. Faut savoir la respecter et ne pas abuser de ce qu’elle nous offre. La forêt, c’est ce qui nous reste à nous, la communauté. Quand je vais dans le bois et que je regarde autour de moi, j’oublie tous mes problèmes et je relaxe. Sans elle, je serais perdue ».

Témoignage d’une ainée Abitibiwinni (Germain 2012)

Relation millénaire

Le territoire, dont les ancêtres dépendaient pour leur subsistance, est au cœur de l’identité de la Première Nation Abitibiwinni. Le terme Abitibiwinnik signifie d’ailleurs « les gens du partage des eaux ». La communauté se définit par ce lien précieux avec l’eau et le lac Abitibi, notamment la pointe Apitipik de ce lac, qui fut le lieu de rassemblement estival des familles pendant des millénaires, les traces d’occupation remontant à au moins 6000 ans.

Les familles vivaient de manière nomade, dispersées sur leurs territoires de chasse familiaux respectifs qui étaient transmis de générations en générations. Ce mode de vie était basé sur la pêche, la chasse, la trappe et la cueillette. Les familles se déplaçaient principalement sur les rivières et lacs, très nombreux sur Abitibiwinni Aki et se regroupaient chaque été au bord du lac Abitibi avec d’autres communautés.

Les évènements successifs du début du XXe siècle qui ont marqué la région, comme l’arrivée de colons en Abitibi pour faire de l’agriculture et l’ouverture d’un pensionnat autochtone à Saint-Marc-de-Figuery, ont conduit les familles Abitibiwinnik à se rapprocher des villes comme Amos et à adopter un mode de vie plus sédentaire en s’installant majoritairement à Pikogan.

Quelques dates

Relations actuelles

Les Abitibiwinnik occupent et utilisent le territoire ancestral. La présence de nombreux sites d’intérêt historiques et actuels (camps de chasse, sites de cueillette, lieux de rassemblement, sépultures, etc.) témoignent d’une relation continue et dynamique des membres de la communauté avec Abitibiwinni Aki. Comme pour les Abitibiwinnik du passé, la relation avec le territoire permet de vivre et de conserver la culture, la langue et les savoirs. Toutes les actions menées sur Abitibiwinni Aki doivent tenir compte des générations à venir et être envisagées dans une perspective d’équilibre et d’harmonie.

Jusqu’à maintenant aucun traité entre la communauté Abitibiwinni et le gouvernement du Québec n’a été signé. Ainsi, bien qu’administré selon les mêmes règles que l’ensemble des terres publique au Québec, le territoire Abitibiwinni Aki est un territoire non cédé dont les droits ancestraux sont protégés par la loi constitutionnelle de 1982.

La réserve à castor, qui occupe la portion nord d’Abitibiwinni Aki (à partir du 49e parallèle), octroie à la Première Nation Abitibiwinni des droits de piégeage exclusifs. Cette section du territoire ancestral regroupe 34 terrains de trappe familiaux totalisant 11 400 km2. Ces terrains familiaux, transmis de génération en génération, sont des lieux privilégiés de pratique des activités culturelles et de subsistance.

Le projet d’Entrevues sur l’Occupation et l’Utilisation du Territoire (EOUT) documente les savoirs et les activités pratiquées par la communauté.

Abitibiwinni Aki, territoire de consultation

Origine de la réserve de castor

Pour aller plus loin

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